C'est ainsi qu'ils ont manifesté devant la direction de la Justice militaire à Ouagadougou, pour demander l'indulgence des autorités, pour leurs conjoints et pères. Car disent-elles depuis l'absence de ces derniers, elles n'arrivent plus à joindre les deux bouts. Ces dizaines de manifestantes ont demandé la libération des détenus, tout en exprimant les conditions difficiles qui sont devenues leur quotidien, depuis l'arrestation de leurs «maris».
Quelques morceaux choisis de leurs supplications: «On n'a plus rien à manger. Les bailleurs (propriétaires, ndlr) veulent nous vider de leurs maisons. Nos enfants ne vont plus à l'école...».
Par Sandrine Kaboré
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