"Ces cases de santé implantées dans toutes les zones d'habitation de Mbiddi permettraient de résoudre le problème d'accessibilité et, par la même, inciteraient au renoncement aux accouchements à domicile pour une meilleure prise en charge de la femme et de l'enfant", a-t-elle dit mercredi à l'APS.
Elle a indiqué que le problème de l'accessibilité géographique rend complexe le travail des "badjenu gox", qui n'arrivent pas toujours à convaincre les femmes qui, pour la plupart, habitent dans des zones éloignées d'un poste santé. Une situation compliquée par le fait que les moyens de transport font défaut.
"Une femme en travail que tu mets sur une charrette tirée par un âne pour faire avec elle 18 km ou plus, elle peut facilement accoucher en chemin", dit-elle. S'y ajoute que la priorité des charretiers est plutôt d'aller chercher de l'eau.
Selon elle, une femme en travail ne peut pas attendre l'arrivée "éventuelle" d'une charrette pour accoucher. Cela fait partie des raisons qui font que les femmes accouchent à domicile, avec parfois l'assistance d'une matrone.
Toutefois, elle a confié que les relais communautaires ne cessent d'organiser des causeries et des visites à domicile pour sensibiliser les femmes enceintes à faire leurs analyses et accepter, lors de leurs consultations prénatales, de se faire dépister du VIH pour une prise en charge précoce éventuelle.
"Avec ce travail de sensibilisation, les femmes ont commencé à comprendre et évitent maintenant autant que possible d'accoucher chez elles en s'approchant des postes de santé pendant les dernières semaines de la grossesse", a-t-elle confié.
Source: allAfrica
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