Placée sous le thème : « l'importance de l'implication des femmes dans le processus de paix à travers les résolutions 1325 et 1820 du Conseil de sécurité des Nations unies », cette conférence a été parrainée par Albert Ouédraogo, ministre en charge des Droits humains et de la promotion civique. C'était le 10 mars 2012 à la salle de conférences de l'ODE sise à la zone du bois, Ouagadougou.
Dans le cadre de ses activités d'information et de sensibilisation, le réseau des femmes dans l'édification de la paix de WANEP-Burkina a organisé une conférence débat sur la place et le rôle à jouer par les femmes dans les processus de prévention et de résolution des conflits armées et crises. « L'importance de l'implication des femmes dans les processus de paix à travers les résolutions 1325 et 1820 du Conseil de sécurité des Nations unies » .
Tel est le thème de cette conférence qui a été animée par Mme Nignan/Somda Julie, Secrétaire générale de l'Association des femmes juristes. Elle a non seulement fait une presentation du contenu de ces résolutions qui invitent tous les Etats à mettre en place des structures pour l'implication de la femme dans le processus de paix, mais aussi donné un état des lieux dans la mise en oeuvre de ces résolutions.
« Si en Afrique il n'y a que 22 pays qui ont élaboré un plan d'action dans ce sens, en Afrique de l'Ouest il n'y a que trois pays à savoir la Côte d'Ivoire, le Libéria et la Sierra Léonne », a relevé la conférencière. Selon Valérie R. Ouédraogo, Coordonnatrice du réseau des femmes Wanep-Burkina, l'objectif visé à travers cette activité d'information est de sensibiliser et d'aboutir à un plaidoyer, à l'élaboration d'un plan d'action national sur ces résolutions.
« Nous voulons attirer l'attention des leaders politiques sur l'élaboration d'un plan d'action car, dit-on, « Mieux vaut prévenir que guérir ». Parlant de la paix, le PCA de WANEP-Burkina a souligné que la paix se nourrit de l'amour en citant Victor Hugor : « Voulez-vous la paix, créez l'amour ». « Votre thème s'inscrit dans un Burkina en pleine mutation », dira le ministre Albert Ouédraogo.
Pour lui, la paix n'est pas une absence de conflit, mais une disposition. Il a indiqué que la femme doit être au coeur du processus de la bonne gouvernance . Elle ne doit plus être celle qui suit, mais celle qui a un cahier des charges avec les hommes politiques . « Les droits humains ne sont jamais acquis de façon définitive », a t-il souligné.
Selon la conférencière, pour abouitir à cette implication réelle des femmes dans le processus de paix, il faut continuer dans la sensibilisation et l'information, faire des plaidoyers auprès des leaders politiques, renforcer la capacité des femmes, adopter un plan d'action natoional et assurer le suivi de sa mise en oeuvre. Le ministre Albert Ouédraogo, s'est dit disposé à souitenir le réseau des femmes WANEP-Burkina dans son action.
Par Hamadi Baro
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