Dakar —Les organisations féminines se doivent de contribuer à renforcer la volonté des femmes à endosser des responsabilités et à participer à la gestion des affaires de la cité a indiqué, mercredi à Dakar, Aissatou Ba Mbengue, membre du Réseau des professeurs de français pour l'éducation de filles et la formation des femmes en Afrique.
"La situation de la femme sénégalaise est acceptable et peut être améliorée. Il nous reste des pas à faire pour booster la volonté des femmes afin qu'elles puissent faire les mêmes pas que les hommes et participer ainsi à la gestion de leur localité", a-t-elle dit.
S'exprimant lors d'un atelier sur "Genre et leadership", Aissatou Ba Mbengue estime que c'est de cette manière qu'il est possible de faire reconnaître ce que les femmes "peuvent valoir, générer ou endosser comme responsabilités dans ce pays".
Cet atelier fait partie d'une série de séminaires portant sur la question "Genre et leadership", à l'initiative de l'ambassade des Etats-Unis d'Amérique au Sénégal, en partenariat avec la Convergence des femmes universitaires pour le leadership féminin (COFULEF).
"Ces séminaires vont permettre aux femmes d'échanger leurs expériences pour davantage se ceindre les reins en vue d'être des femmes leaders et mentors", a expliqué Mme Mbengue.
"Les femmes ont droit à la gestion au sein de la famille pourquoi ne devraient-elle pas en avoir dans la commune et dans le pays", s'est-elle interrogée.
"Nous devons continuer le combat qui n'est pas un combat entre la femme et l'homme mais un combat de la femme qui a le droit de faire valoir ses compétences et à compétences égales, reconnaissance égale", a-t-elle ajouté.
Aissatou Ba Mbengue également professeur de français au lycée Maurice de Lafosse de Dakar, a souligné la nécessité de mieux sensibiliser les femmes sur leurs capacités à participer au développement et à la gestion du pays.
"Dans nos cultures traditionnelles, a-t-elle fait valoir, on remarque que les femmes n'avaient pas beaucoup de droit. Maintenant, il est nécessaire de renverser cette tendance".
"Ce ne sera pas une lutte mais une sensibilisation sur les manières de faire et de procéder afin que la femme, à travers ses études ou ses diplômes ou le domaine qu'elle évolue, participe à la gestion du pays", a-t-elle dit.
L'universitaire américaine Elizabeth Milovidov, défenseur des droits de l'enfant, a de son côté relevé que "la femme a beaucoup de qualité pour être un bon leader mais il faut qu'elle sache ou elle va".
"Pour l'aider à y arriver, nous allons dialoguer, discuter avec les sénégalaises sur leurs parcours et aussi, les apprendre à se soutenir entre elles", a ajouté la conférencière américaine, professeur de droit.
Elizabeth Milovidov va ainsi être amenée à aborder au cours de ces journées différents thèmes allant de l'autonomisation des femmes à la réussite de la vie professionnelle et sociale, en passant par genre et équité et d'autres questions relevant du leadership féminin en général.
Source:fr.allafrica.com
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