Les femmes parlementaires s'engagent pour la paix en Casamance. Une caravane réunissant les députés et les autres femmes leaders sillonnera la Casamance du 7 au 9 décembre 2012. Ce sera dans le cadre de la 5ème édition du festival « Koom Koom » qui aura lieu à Ziguinchor, à l'initiative du Gie « Goorgorlu ».
L'annonce a été faite, hier, par le président de ce « Gie » spécialisé dans la promotion de la calebasse, Khalifa Dramé, lors d'une conférence de presse de lancement de l'édition 2012 du festival « Koom Koom ». Les femmes parlementaires ont été représentées à ce face-à-face avec la presse par Mme Mously Diakhaté.
« Nous devons apporter notre contribution au processus de paix en Casamance. Il y a souvent des associations créées pour la paix en Casamance, mais elles n'intègrent pas les femmes parlementaires en dépit de notre statut de représentantes du peuple », a déploré le député de la coalition Bennoo Bokk Yaakar.
« De 1981 à nos jours, nous n'avons pas vu une caravane des femmes leaders pour la paix en Casamance. Nous devons exprimer notre solidarité aux femmes de la Casamance. En tant que parlementaires, nous devons descendre sur le terrain pour apporter des réponses aux préoccupations des populations », a ajouté Mously Diakhaté.
Les organisateurs du festival et les femmes parlementaires ont été reçus par la première Dame, Mme Marième Faye, et le ministre de la Santé Eva Marie Coll Seck, qui ont approuvé la démarche et promis leur soutien. Le festival a pour thème central : « Dimension économique et sociale de la calebasse ».
« On est parti des rapports entre la femme et la calebasse pour engager les députés dans la recherche de la paix. On veut mobiliser beaucoup de monde pour plaider une paix définitive en Casamance. Les femmes ont un rôle important à jouer. Si on met la femme devant, les choses vont changer », a déclaré Khalifa Dramé.
Le ministre Conseiller Zahra Iyane Thiam a témoigné de la disponibilité du président de la République à accompagner tout processus visant à instaurer une paix définitive en Casamance. « Si nous n'avons pas la paix, nous ne développerons pas notre pays. Nous devons aller vers nos soeurs pour voir comment trouver un début de solution à la guerre en Casamance », a dit le ministre conseiller.
Par Babacar DIONE, Source: http://fr.allafrica.com/stories/201211071026.html










