C'est l'accablant constat émanant d'une étude pionnière intitulée Gender Based Violence Indicators Project, menée entre 2010 et 2011 par Gender Links, organisation non-gouvernementale de l'Afrique australe, de concert avec le Mauritius Research Council, et ce, auprès de 679 femmes et 678 d'hommes représentatifs de la population mauricienne.
Une femme sur 25 (4 %) a déclaré avoir subi la violence durant les 12 mois précédant l'étude alors qu'un pourcentage similaire d'hommes a reconnu s'être montré violent durant la même période. La plupart des cas de violence ont eu lieu dans le couple. Un quart des femmes vivant en couple, soit 23 %, disent en avoir fait les frais alors que 22 % d'hommes ont reconnu avoir été violents envers leur compagne. Une femme sur 20 (5 %) l'a vécu durant les 12 mois précédant l'étude alors que 4 % des hommes ont admis avoir été violents envers leur partenaire durant la même période.
Le plus étonnant est que seulement 0.3 % de ces femmes l'aient rapporté aux autorités. Ce qui signifie que la violence entre partenaires intimes est 15 fois supérieure au pourcentage rapporté dans les Family Support Bureaux du ministère de l’Égalité du Genre.
Par Marie-Annick Savripène, http://fr.allafrica.com/stories/201210190437.html










