En effet, fervent combattant contre l'indécence vestimentaire et la dégradation des moeurs, M. Dia a engagé des efforts pour le promotion de la vertu et de la morale, en particulier chez les femmes. Malheureusement, son combat ne fut que de courte durée à cause d'une accusation dont sa famille et les Sénégalais attendent encore l'élucidation.
Quarante ans après avoir été combattu par le régime de l'époque, soutenu par certains marabouts, on se rend compte combien M. Mamadou Dia dépassait nombre de Sénégalais de par sa clairvoyance.
En effet, avec un comportement vestimentaire de plus en plus laxiste, provocateur et indigne d'une musulmane l'on ne pouvait s'attendre à un résultat autre que la recrudescence des viols suivis parfois de meurtre.
N'est-il pas temps que nous nous rappelions le hadith du Prophète (PSL) qui dit : « Je n'ai certes pas laissé derrière moi une tentation plus nuisible aux hommes (que celle provenant du) genre féminin».
N'est-il pas temps que nous méditions et nous conformions aux recommandations divines dans les versets coraniques suivants :
«Ô Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles leurs grands voiles: elles en seront plus vite reconnues (comme musulmanes) et éviteront d'être offensées».
«Dis aux croyants de baisser leurs regards et de garder leur chasteté. C'est plus pur pour eux. Allah est, certes, Parfaitement Connaisseur de ce qu'ils font. Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté, et de ne montrer de leurs atours que ce qui en parait et qu'elles rabattent leur voile sur leurs poitrines; et qu'elles ne montrent leurs atours qu'à leurs maris, ou à leurs pères, ou aux pères de leurs maris, ou à leurs fils, ou aux fils de leurs maris, ou à leurs frères, ou aux fils de leurs frères, ou fils de leurs soeurs, ou aux femmes musulmanes, ou aux esclaves qu'elles possèdent, ou aux domestiques mâles impuissants, ou aux garçons impubères qui ignorent tout des parties cachées des femmes.
Et qu'elles ne frappent pas avec leurs pieds de façon que l'on sache ce qu'elles cachent de leurs parures. Et repentez-vous tous devant Allah ô croyants, afin que vous récoltiez le succès».
N'est-il pas temps que chacun d'entre nous apporte sa pierre à la protection morale de notre société ?
N'est-il pas temps que l'on sache que les habits d'une femme musulmane doivent être à la fois longs, amples et épais lorsqu'elle sort de chez elle ?
N'est-il pas temps que les femmes mariées respectent leurs maris et se fassent respecter en ne portant pas des habits non conformes à la Charia, et en ne mettant pas des ceintures de perles ou de l'encens, lorsqu'elles sortent de chez elles, pour éviter de «provoquer» les hommes ?
N'est-il pas temps que les femmes sachent que ce n'est pas en portant des tenues indécentes qu'elles obtiennent du travail ou qu'elles s'y maintiennent ?
N'est-il pas temps que l'on cesse d'appeler «Ibaadou» les femmes voilées avec des tenues moulantes ou transparentes ?
N'est-il pas temps que les autorités prennent leur responsabilité avec courage pour interdire ce qui doit l'être dans une société qui se respecte?
N'est-il pas temps que les autorités actuelles s'inspirent de Senghor qui ordonnait l'arrestation des femmes qui mettaient des ceintures de perles visibles pour provoquer les hommes?
N'est-il pas temps de s'inspirer de lui pour interdire certaines festivités comme le tam-tam pendant la saison des pluies ?
N'est-il pas temps que l'on s'inspire des américains, non pas pour le port d'habits que les jeunes garçons et filles imitent aveuglément, mais pour disqualifier des élections ceux ou celles dont le passé récent laisse à désirer ?
N'est-il pas temps que nous sachions que l'adultère, même avec consentement, est banni et doit être dénoncé et puni ?
N'est-il pas temps que l'on cesse de célébrer la naissance des enfants hors mariage ou d'y assister par complaisance ?
N'est-il pas temps que les hommes qui ne peuvent pas encore se marier ou qui sont loin de leurs épouses (émigrés, par exemple) s'efforcent d'avoir l'habitude de jeûner comme le recommande le Prophète (PSL) pour maîtriser leurs pulsions sexuelles ?
Sachons que par leur adoration, leur noble caractère et leur dévouement au Seigneur, les hommes peuvent gravir des échelons au point d'être enviés par les prophètes tout comme ils peuvent, par leur mauvais caractère et leur comportement, être pires que les animaux.
C'est le lieu de rappeler le hadith du Prophète (PSL) qui dit : « Chacun de vous est responsable, et se verra interrogé sur sa responsabilité ; l'imam (l'autorité publique) est responsable, et se verra interrogé sur sa responsabilité ; l'homme est responsable dans sa famille, et se verra interrogé sur sa responsabilité ; la femme est responsable dans la demeure conjugale, et se verra interrogée sur sa responsabilité ; le domestique est responsable dans la maison de son patron (ou de sa patronne), et se verra interrogé sur sa responsabilité. Bref, chacun de vous est responsable, et se verra interrogé sur sa responsabilité ».
Il est temps que les femmes musulmanes s'inspirent de la femme noire à qui le Prophète (PSL) avait promis le Paradis. En effet, atteinte d'épilepsie, cette femme avait demandé au Prophète (PSL) de prier pour sa guérison.
Le Prophète (PSL) alors lui dira qu'il peut bien prier Allah pour sa guérison, mais si elle pouvait endurer cette épreuve, elle aura le Paradis comme récompense. Ayant opté pour l'endurance, ladite femme demanda au Prophète (PSL) de prier pour qu'elle ne se dévoile pas pendant ses crises (c'est-à-dire en cas d'inconscience). Ce que fit le Prophète (PSL).
Regardons le fossé aussi large entre la conscience de cette femme qui, bien que subissant des pertes de conscience périodiques, ne souhaite pas que son corps se dévoile, et l'inconscience des femmes qui, bien qu'apparemment conscientes dévoilent leurs corps pour «forcer» le regard de certains hommes.
Je suis persuadé que les femmes voilées comme le recommande l'Islam sont moins visées par le regard des hommes que les femmes «à moitié vêtues à moitié nues».
Je crois que les hommes tentés de regarder ces femmes vêtues, mais nues, ne démentiront pas l'érudit saoudien qui disait que ceux qui braquent leurs yeux vers les femmes sont comme un affamé qui se contente de sentir le goût d'une cuisson sans en goûter. Nul doute qu'il restera longtemps avec sa faim.
Prions Allah d'être parmi ceux qui servent l'islam, les musulmans et l'humanité avec dévouement et désintéressement. Aamiin.
Par Chérif Mouhamadoul Moukhtar KANE, Source: http://fr.allafrica.com










