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LEADERSHIP POLITIQUE ET DROITS DES FEMMES AU RWANDA

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. Beaucoup dedispositions ont été prises dans ce sens, comme la loi sur lasuccession et l’héritage, la loi sur l’accès à la terre et à lapropriété pour les femmes, ainsi que la loi sur la répression desviolences basées sur le genre.
Dans ce contexte, le travail de sensibilisation, de renforcement descapacités des communautés et des autorités locales, ainsi que dans deplaidoyer pour les droits des femmes et des enfants devient plus aisé.D’autant plus que les organisations de femmes ont pu jouer un rôleactif dans les processus de réformes, notamment la nouvelleConstitution de 2003 qui nous a accordé des privilèges en tant quecitoyennes et femmes.
Ce travail de plaidoyer et d’impulsion des réformes se faitparallèlement à une assistance juridique et judiciaire qui fait quenous recevons chaque jour, à travers le pays, quelque 100 à 150 femmesen quête de conseils, d’informations et de références à des structuresqui pourraient prendre en charge la défense de leurs droits. Il faut eneffet que les femmes sentent dans leur vécu la réalité des droits qu’onse bat à rendre effective.
Le fait d’avoir contribué à la création d’un cadre légal favorable etde participer à son application, d’être à côté des femmes et desenfants victimes de violences, de les accompagner dans les tribunaux,leur fournir des avocats, leur offrir des services psychosociaux, estune donnée fondamentale dans les mutations qui se font jour au Rwanda.Des synergies positives et des partenariats se sont noués quiimpliquent quelque 55 organisations de femmes et de structures luttantpour les droits des femmes et des enfants.
Le contexte politique et juridique offre aujourd’hui un sentiment desécurité pour les femmes. Les violations de droit continuent desurvenir, mais les femmes se sentent protégées. Il en découle unsentiment de confiance pour entreprendre et on note un respect deshommes à leur endroit. Entendre les femmes témoigner dans les médiassur leur réussites alors qu’elles sont veuves, infectées par le Vih,ont subi les viols des génocidaires qui les ont marquées à vie, etc.,demeure quelque chose de fabuleux.
Mais comme toujours, il y a les lois et l’application qui en est faite.A ce niveau, il y a encore des progrès à faire. D’une part pour que lesfemmes les comprennent et se les approprient pour qu’on sente leureffectivité jusque dans le milieu rural. D’autre part pour que leschangements de mentalité soient promus dans un souci de durabilité. Lesévolutions qui consacrent les droits des femmes ont été rapides et vontà l’encontre de certaines traditions et pratiques culturelles. C’est làoù le travail de sensibilisation est important.
Après l’acquisition des droits, il faut se mobiliser contre l’ignorancede ces droits. Or, on peut dire que 50% des femmes en milieu rural neles connaissent pas. Beaucoup n’accèdent pas à la radio, donc àl’information. La loi sur la succession est votée depuis 1999, bienavant le Protocole de Maputo. Mais les réalités socioculturelles fontque les hommes ont du mal à intégrer les changements en cours. Mêmes’ils sont de plus en plus conscients des avantages qu’ils peuventtirer du women empowerment.
* Zaina Nyiramatama est secrétaire exécutive nationale de Hagruka (lève-toi et défends tes droits)
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Source AWID

 

A travers cette section, le ROFAF aimerait informer son audience sur les différents processus en cours pour l’élaboration du nouveau cadre de développement pour l’Après 2015, les actions de mobilisation et de plaidoyer entreprises pour les droits des femmes ainsi que les différentes possibilités d’engagement qui existent encore. En savoir plus