Congo-Kinshasa: CCF - Jacques Tshimankinda dénonce les violences faites à la femme à l'Est !

Mardi, 30 Octobre 2012 15:00
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Chemise blanche, pantalon noir soutenu par des bretelles, avec un chapeau de Cow-boys à la tête, Jacques Thimankinda a épaté le public, lors de cette brillante soirée. Accompagné de son groupe dont Olivier à la guitare basse, Baby à la batterie, Axel le saxophoniste, Jerry pour le piano, le percussionniste Percundo et surtout les deux filles, Adassa et Orni ; tous coachés par Steve, ils ont livré un spectacle véritablement inédit. C’était une soirée découverte avec un Jacques Tshimankinda qui chante le folblu, un concept inventé par lui-même où il interprète le blues en luba, sa langue maternelle.

Cette musique, avec le rythme blues, est en fait des mélopées que chantaient les noirs africains emmenés de force aux USA. Mais, la particularité ici, c’est qu’il dénonce les maux congolais. A cette occasion, le public venu nombreux, contempler le talent de ce jeune artiste, a été épaté de voir un congolais chanter du blues en luba, ce qui sort de l’ordinaire. Ayant vécu le calvaire des femmes violées à l’Est de la RD. Congo, Jacques Tshimankinda s’est proposé de composer une chanson pour porter, au loin, la voix de ces sans voix, avec comme titre : ‘‘touche pas à ma maman’.

Pendant l’exhibition de cette chanson, une scène spectaculaire a été présentée, démontrant au public comment les femmes sont violentées dans cette partie du pays, par les chefs des guerres. Mais cÂ’est surtout pour crier haut et fort, halte aux violences faites à la femme que cette chanson a été composée, et à travers elle, l’auteur se dit défenseur des femmes. Pour ce qui est de ses thèmes prisés, Jacques Tshimankinda prône l’amour, parce qu’il pense que c’est ce que les congolais doivent pratiquer pour bien gérer leur pays. Alors que la démocratie donne le pouvoir au peuple, il ne comprend pas pourquoi, il faut prendre les armes, pour revendiquer ses droits. Cette soirée folblu, a été si intéressante pour le monde, venu nombreux le contempler.

Pour ce faire, les premières ventes se sont faites, pendant qu’il animait la soirée, avec ses mélopées. Déterminé à prouver son attachement à sa musique, le public n’a cessé d’acclamer ce jeune artiste, en complicité avec son groupe, exécutant sa musique avec beaucoup de passion. Mais aussi la danse qui y était offerte, ne pouvait laisser personne indifférent. Nombreux étaient ceux qui ont gagné l’estrade, pour exhiber quelques pas de danse. Concernant son album qui est sur le marché du disque et qui est intitulé Tshilobo, Jacques Tshimankinda compte d’ailleurs le présenter officiellement dans les tout prochains jours au cours d’un spectacle en couleur.

Source: http://fr.allafrica.com/stories/201210301369.html