Le thème de ces assises : «La part de la femme rurale et la jeune fille dans la lutte contre la pauvreté pour un avenir meilleur en RDC».
Après évaluation de la situation de la femme rurale, le Réseau action femme a formulé des recommandations touchant au gouvernement, à la Société civile et à la famille
En ce qui concerne le gouvernement, le RAF demande l'organisation d'un atelier d'évaluation des activités du mois de la femme de cinq dernières années pour donner de nouvelles orientations ; revoir à la baisse le prix du wax de la Journée internationale de la femme et les activités y relatives est une nécessité; voter un budget consistant pour le ministère de l'Agriculture et Développement rural en impliquant les populations concernées dans la définition des stratégies et méthodes afin de permettre aux femmes rurales d'améliorer qualitativement et quantitativement leurs productions pour lutter contre la faim et la pauvreté ; réhabiliter les routes de desserte agricole ; renforcer la capacité économique de la femme rurale par les coopératives et l'octroi des crédits ; améliorer les conditions d'obtention des fonds de lutte contre les violences sexuelles avec les partenaires pour permettre aux organisations locales de s'impliquer directement ; traduire la loi en langue nationale pour une meilleure compréhension ; mettre en place les mécanismes de protection des dénonciateurs de viols.
Pour ce qui est de la Société civile, le Réseau demande à ce que l'on puisse aider les femmes, les jeunes filles et petites filles à comprendre le sens de la commémoration de la Journée internationale de la femme; d'encadrer, former et éduquer la femme rurale afin de rendre possible son épanouissement ; d'améliorer les stratégies de sensibilisation et vulgarisation de la loi portant répression des violences sexuelles; de programmer une suite d'activités de proximité avec les communautés pour lutter contre les violences sexuelles.
En ce qui concerne la famille, le RAF recommande à la famille de donner les mêmes chances à la fille et au garçon à pouvoir se préparer pour une vie professionnelle meilleure, en répartissant équitablement les tâches ménagères entre les enfants pour influencer cette culture positivement dès le bas âge ; d'éviter le tabou en matière de sexualité ; d'améliorer l'accoutrement vestimentaire de la jeune fille et réduire la promiscuité dans le cadre de violences sexuelles; d'éviter une dépendante économique directe ou indirecte qui est à la base de la vulnérabilité des victimes.
La commémoration de la Journée internationale de la femme demeure importante dans le combat de lutte contre les violences faites aux femmes en général, des violences basées sur le Genre et des violences sexuelles en particulier, fait savoir le Réseau. Et d'ajouter que les violences sexuelles constituent une des causes de non épanouissement des femmes et jeunes filles dans la mesure où, elles sont à la base de différents troubles psychiques, physiques et morales. Raison pour laquelle, le gouvernement de la RDC doit mener sans fin le combat pour sécuriser la femme congolaise sur ce fléau exhorte le Réseau.
Il convient de rappeler que le thème international de la journée de la femme de 2012 était «Autonomisation des femmes rurales et leur rôle dans l'éradication de la pauvreté et de la faim, de développement et des défis actuels» ; «connecter les filles pour inspirer leur avenir». En RDC, le thème national retenu était «Investissons dans la femme rurale et la jeune fille pour un avenir meilleur».
Par Delphin Bateko
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