« Promotion d'une éducation de qualité pour plus de filles au primaire », est un projet initié par Plan- Burkina. Le but est de continuer à fournir un soutien aux jeunes filles et aux femmes qui souhaitent devenir enseignantes, afin qu'elles servent de modèle de réussite, ce qui peut pousser les parents à envoyer les filles à l'école. Sa mise en route va permettre à 510 jeunes filles et femmes défavorisées de toutes les Ecoles nationales des enseignants du primaire (ENEP), de recevoir des bourses.
L'accompagnement de ce projet prend en charge non seulement les frais de formation, mais aussi les frais de subsistance lors des stages et les frais d'acquisition des modules de formation des élèves-institutrices, a affirmé le représentant-résident de Plan-Burkina, Mark Wentling. Il vise, selon le ministre de l'Education nationale et de l'alphabétisation, Koumba Boly/Barry, « la promotion de l'éducation des filles à travers leur inscription et leur maintien à l'école et ce, par l'action de ces futures enseignantes au sein des communautés qu'elles seront appelées à servir ».
Une présence remarquable de femmes enseignantes dans les milieux ruraux, pourrait contribuer à vaincre les résistances des parents à envoyer leurs filles à l'école, a-t-elle souligné. Ledit projet est en conformité avec les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) d'une part, et avec la réalisation de l'objectif du Plan stratégique national de Plan-Burkina (PSN 2010-2015) qui stipule que « tous les enfants et les jeunes ont un accès équitable à une éducation de qualité dans un environnement qui les protège » d'autre part, pensent ses initiateurs.
« Promotion d'une éducation de qualité pour plus de filles au primaire », est né du constat que l'accès et le maintien des filles à l'école au Burkina Faso pose problème. Or l'adage dit que « Eduquer une fille, c'est éduquer une nation ». Soulignant la véracité de ce dicton, le représentant-résident de Plan-Burkina, Mark Wentling a dit qu'« Il existe une relation positive entre une bonne éducation des filles et l'impact de cette éducation sur leur vie, sur la vie de leur foyer et en définitive, sur celle de leur pays ».
L'une des principales causes du faible taux de réussite des filles à l'école réside, selon la ministre Boly, « dans le manque de référence, notamment d'exemples de femmes dans les zones surtout rurales ayant réussi par l'éducation scolaire ». C'est dans cette optique qu'en 2006, Plan a mis en oeuvre un premier projet qui consistait à donner l'opportunité aux filles et femmes en difficulté de pouvoir embrasser une carrière dans l'enseignement. 500 bourses ont été attribuées à ces dernières dans le cadre des recrutements pour complément d'effectifs des ENEP.
L'évaluation finale de ce projet a montré que les résultats atteints sont satisfaisants, car aujourd'hui au moins 500 filles et femmes sont enseignantes grâce à cette action, a indiqué, Mark Wentling. En dépit de tous ces efforts, le nombre d'institutrices demeure faible. En témoignent les statistiques de la Direction de l'enseignement du primaire du MEBA, qui indiquent que les femmes représentaient 33,4% des enseignants contre 66,6% d'hommes en 2009-2010. Aussi, ce projet a produit des résultats positifs qui méritent d'être consolidés. D'où l'initiation de ce deuxième projet.
Par Habibata Wara
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