Afrique: Prix femme de courage 2012 - La RDC sera primée fin mars

Lundi, 19 Mars 2012 02:29
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L'ambassade des USA en RDC procédera fin mars à Kinshasa, à la remise du Prix «Femme de courage» aux différentes Congolaises qui se sont distinguées. L'annonce a été faite, le jeudi 15 mars 2012 par le porte-parole de l'ambassade américaine, Marc Dillard, au cours d'un point de presse tenu au Centre culturel américain, à Gombe.

A en croire le porte-parole de l'ambassade américaine en RDC, pour la même édition, Mmes Clinton et Obama ont présenté, le 9 mars 2012, le Prix Femme de courage à Hawa Abdallah Mohammed Salih, du Soudan.

Pour rappel, en 2000, les voyous qui ont kidnappé et violé Jineth Bedoya ont adressé un avertissement à la journaliste. «Fais attention. On envoie un message à la presse en Colombie», ont menacé ces voyous. Mais la jeune femme qui enquêtait sur un réseau de trafic d'armes, n'a pas baissé les bras pour autant. Elle a continué à exercer son métier de journaliste tout en cherchant à obtenir justice, pour elle-même et pour les autres victimes de violence sexuelle et sexospécifique.

Des années plus tard, le 8 mars, Jineth Bedoya a été à l'honneur au département d'Etat qui lui a décerné le prix du courage féminin (International women of courage Award) sous les regards admiratifs de la première dame, Michelle Obama, de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Rodham Clinton, de hauts responsables du gouvernement des Etats-Unis, de dignitaires étrangers, de parlementaires, de militants communautaires et de deux lauréates du prix Nobel de la paix, Leymah Gbowee et Tawakkol Karman.

Lors de l'allocution qu'elle a prononcée à l'occasion de la remise des prix, Mme Obama a fait l'observation suivante : «Aujourd'hui, à chaque fois qu'elle rédige un article et à chaque fois qu'elle se présente en public, c'est Jineth qui envoie son propre message, faisant savoir qu'elle ne cédera pas, qu'elle n'abandonnera pas et que jamais elle n'acceptera d'être réduite au silence».

Jineth Bedoya comptait parmi les dix femmes auxquelles le département d'Etat a ainsi récompensé 46 femmes de 34 pays. Cette année, pour la première fois, l'une des lauréates était originaire de Birmanie. Zin Mar Aung a passé onze ans en prison, sous la férule du régime birman, pour son militantisme politique lors des soulèvements estudiantins de 1996 et 1998 en faveur de la démocratie.

A sa libération, elle a fondé une association d'entraide pour les ex-prisonnières politiques et une école de sciences politiques à Rangoon pour les militantes de la Société civile. D'après la première dame américaine, toutes les lauréates envoient un message à chaque fois qu'elles accomplissent un acte de courage : «Ce message, c'est que l'injustice ne triomphera pas, que l'inégalité ne sera pas tolérée et qu'elles ne resteront pas muettes en présence du mal».

Par Bienvenu Ipan