Mme Ndiaye relève également que ces femmes ne "bénéficient pas d'avantages" leur permettant de se développer rapidement". "Les autorités sanitaires, de mêmes que les partenaires ont beaucoup fait. Mais la réalité est qu'il y a toujours un déficit d'informations sur certaines questions liées à la santé", a-t-elle déploré.
Elle dit constater avec regret que, "jusqu'à présent, certaines femmes du Fouladou donnent naissance à domicile avec tous les risques" que cela comporte. "Elles ignorent encore qu'un tel comportement bloque l'épanouissement de la femme", a-t-elle expliqué.
Pour contourner cette situation "pénible", le service départemental du développement communautaire de Vélingara mène des rencontres de sensibilisation dans le monde rural où le "taux de victimes de marginalisation et des femmes qui souffrent est le plus élevé".
"La sensibilisation tourne autour de la violence faite aux femmes dans le monde rural, des mariages et grossesses précoces et non désirées, des thèmes sur la santé de la reproduction et Vih/Sida", a précisé Anta Ndiaye qui dit aussi encadrer les femmes des groupements de promotion féminine pour des activités génératrices de revenus.
"A Vélingara, les femmes sont souvent violentées, battues par leur mari à cause d'une histoire assez banale. Et pourtant, la violation des droits des femmes constitue un frein et un blocage sérieux au développement dans les villages", a dénoncé Mme Ndiaye.
Elle encourage les femmes à être " plus productives" et "indépendantes" en faisant du maraîechage et le petit commerce qui leur permettent de régler des besoins primaires et ceux de leurs enfants".
"Les femmes du Fouladou n'ont pas accès à la terre encore moins aux intrants. Et pourtant ce sont elles qui sont les vrais moteurs du développement dans leur foyer respectif", a-t-elle rappelé.
Source: allAfrica
