Selon l'édition saoudienne du quotidien arabe al-Hayat, "un citoyen a informé les patrouilles de la police routière que deux femmes conduisaient des voitures portant des plaques d'immatriculation omanaises". "Les deux femmes ont été arrêtées et informées que les femmes n'avaient pas le droit de conduire. Elles ont dû signer un engagement à ne pas récidiver", a ajouté le journal.
Cinq Saoudiennes avaient été arrêtées au volant de leurs voitures fin juin à Jeddah, dans l'ouest du royaume ultraconservateur, seul pays à interdire aux femmes de conduire. Le 17 juin, 42 Saoudiennes avaient répondu à un appel à défier cette interdiction, selon les organisateurs de la campagne Women2drive.
Depuis, "des femmes bravent quotidiennement cette interdiction dans les différentes villes du royaume", a affirmé dimanche à l'AFP une militante qui a requis l'anonymat, soulignant que sa mère avait récemment conduit à Ryad. Aucune loi n'interdit aux Saoudiennes de conduire mais les autorités se fondent sur un édit religieux (fatwa) promulgué dans le royaume et invoquent l'opposition des puissants religieux et des milieux conservateurs.
Les femmes doivent engager un chauffeur ou, si elles n'en ont pas les moyens, dépendre du bon vouloir des membres masculins de leur famille. Dans le royaume dont les lois s'inspirent d'une version rigoriste de l'islam, les femmes sont en outre obligées de sortir voilées et ne peuvent voyager sans escorte de leur mari ou d'un homme de leur famille. Mais un influent dignitaire religieux, cheikh Abdel Mohsen al-Obeikan, a affirmé la semaine dernière que la femme pouvait "voyager sans être escortée par un membre de sa famille", notamment en avion, si elle jugeait le voyage sans danger et pouvait être accueillie à son arrivée par un de ses proches.
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