Placée sous le thème : " Zéro infection, zéro discrimination et zéro décès lié au sida ", cette journée a permis aux scientifiques et autres acteurs sociaux de mobiliser tout le monde autour de cette question. La petite prostitution, a-t-on indiqué, favorise des nouvelles infections au VIH/SIDA. Il ressort des récentes études menées séparément par l'ONUSIDA et des scientifiques congolais que les personnes les plus infectées par la pandémie du siècle sont les adolescents. Mais comment contractent-ils le virus ? Toute la question est donc posée.
Un petit échange avec les parents et éducateurs nous a permis de trouver la réponse à cette question qui taraude les esprits. Il nous revient que les adolescentes sont victimes du VIH par le simple fait qu'ils sont curieux de tout savoir sur le sexe. Ces derniers préfèrent apprendre tout en pratiquant. " On devient forgeron en forgeant ", soutiennent-ils. Par curiosité, ils n'hésitent de s'accoupler avec n'importe qui pourvu qu'ils trouvent une réponse satisfaisante à sa curiosité. Ces relations sexuelles ne sont pas protégées pour la simple raison que le "préservatif diminuerait le plaisir sexuel", selon les concernés. Autre chose. Il s'agit de "la petite prostitution".
Dans ce cas, il s'agit des adolescentes qui passent de copain à copain à la recherche du garçon le plus virulent du quartier. Ce qui malheureusement les expose. Aussi, d'autres adolescentes s'adonnent-ils à l'industrie sexuelle à cause de la pauvreté qui frappe bon nombre de ménages en RDC. La plupart des parents étant mal payés ou chômeurs, ce sont ces filles qui assument la charge familiale. Elles doivent faire le trottoir pour survivre. Tous ces stéréotypes favorisent les nouvelles infections au VIH dans les milieux des adolescents.
Cependant, dans les milieux des professionnels du sexe, la prudence est de mise dans la pratique du métier. Se sentant exposées au VIH et maladies sexuellement transmissibles, les filles de joie prennent le soin d'exiger à leurs clients l'usage du préservatif avant toute pénétration. Une prise en charge psychosociologique s'impose... La stigmatisation des PVVIH reste une gangrène. A Kinshasa comme dans les autres villes RD congolaises, les PVVIH sont victimes de stigmatisation de la part de la société. Ce qui les enfonce davantage.
Certains ont même perdu leur emploi et toute la chaleur humaine pour avoir été dépisté positif. La société congolaise a une peur bleue des personnes atteintes du VIH/SIDA. Ces dernières sont des candidats à la mort, qui intervient trois fois plus tôt, car subissant des injustices sociales.
Au delà de la prise en charge médicale réalisée par les institutions hospitalières et médicales, une prise en charge psychologique s'impose. Il faudrait pour le cas échéant, recourir aux psychiatres ou professionnels en sciences humaines dont la communication interpersonnelle pour suivre l'évolution des personnes atteintes car leur vie sexuelle est désormais bouleversée. Des séances d'échanges doivent être réalisées pour les aider à surmonter cette situation.
Source: http://fr.allafrica.com/stories/201212040691.html
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