La composante III du Programme spécial de création d'emplois au profit des Jeunes et des femmes (PSCE-JF) consacrée à la promotion de l'aviculture traditionnelle améliorée est partie pour cinq ans d'activité. C'est dans la commune de Boulsa dans la province du Namentenga que le top de départ des activités a été donné sous le patronage du Premier ministre, Luc Adolphe Tiao. Ce projet consiste à doter chacun des vingt éleveurs choisis par commune, soit dix femmes et dix jeunes, d'un kit d'aviculture. Ce kit d'une valeur de 694 000 F CFA est composé, entre autres, d'un coq et dix poules, d'une superficie de 25m2 équipée de matériel d'élevage, d'aliments de volaille et de produits vétérinaires, selon le ministre des Ressources animales, Jérémie Ouédraogo. Aussi, tous « les bénéficiaires auraient reçu une formation initiale en technique d'élevage locale et en entreprenariat agricole », a-t-il ajouté. Après cinq ans d'activité non stop, ce projet devra, entre autres, créer 35 100 emplois avicoles au profit des femmes et des jeunes dans les 351 communes du pays, produire et commercialiser annuellement environ 2 428 900 poulets dans les premières années et plus de 12 millions à la cinquième année du projet et améliorer la transformation des volailles locales par l'acquisition et l'implantation de 396 nouveaux kiosques de grillade dans l'ensemble du pays. Au terme de ce projet, les éleveurs bénéficiaires auront engrangé 72 milliards de F CFA, a dit le ministre. Le représentant des bénéficiaires du projet, Karim Zidwemba, a dit tout l'intérêt des jeunes et des femmes à tout mettre en oeuvre pour que « la formation dont nous avons bénéficié soit partagée à ceux qui n'ont pas été formés comme l'auraient voulu les initiateurs du projet ». En effet, tous les bénéficiaires de la formation doivent partager le fruit de leurs acquis au reste des jeunes et femmes qui auront envie, qu'ils soient de ceux qui ont été choisis par les communes ou non, a souhaité Jérémie Ouédraogo.
Les collectivités locales doivent jouer leurs partitions
Pour cela, il compte sur « la détermination totale des bénéficiaires et une collaboration franche des collectivités locales qui devront savoir que leur part de responsabilité sera située dans le succès ou l'échec de la mise en oeuvre de ce projet dans leurs communes et villages respectifs », a laissé entendre le ministre Ouédraogo. Quant au parrain, Luc Adolphe Tiao, tout en reconnaissant que « ce programme ambitieux est une opportunité pour les jeunes et les femmes d'avoir une activité rémunératrice très forte au regard du niveau de la consommation des poulets », a soutenu que l'accent sera mis sur la gestion du programme et pour cela, soutient-il, il faudra « un suivi permanent des communautés régionales et communales pour nous permettre de savoir les forces et les faiblesses de ce programme ».
Le problème majeur de la localité, c'est le désenclavement
Le maire de la commune de Boulsa, Jean Sambo Sawadogo, tout en affirmant l'engagement de sa commune à venir en aide aux bénéficiaires, a souhaité que les années à venir, le taux de bénéficiaires du projet soit revu à la hausse pour permettre à un grand nombre de jeunes et de femmes de se tirer de la pauvreté. Et d'ajouter que « le problème majeur de la commune, c'est le désenclavement. Nous souhaitons le bitumage de la route Pouytenga-Boulsa ». Ainsi, du maire au gouverneur, en passant par les forces vives de la région, tous ont évoqué le problème de désenclavement de la localité. En effet, après la cérémonie de lancement du programme, le Premier ministre a rencontré les forces vives de la région. A sa sortie de la rencontre, Luc Adolphe Tiao a laissé entendre que le problème du désenclavement de la localité a été au centre des préoccupations. Il a promis d'en faire une préoccupation majeure en vue de pouvoir donner une suite à cette requête, tout en reconnaissant également qu'il reste beaucoup à faire en matière d'infrastructures routières au Burkina Faso. Cette journée du lancement officiel du projet promotion de l'aviculture traditionnelle améliorée au profit des jeunes et des femmes a été ponctuée par des prestations d'artistes locaux, la visite d'infrastructures, des stands d'exposition de produits avicoles, etc. Le ministre des Ressources animales a affirmé que « tous les moyens ont été mis en oeuvre pour faire des unités à mettre en place, des modèles ». Il assure donc que ce programme reviendra annuellement avec les mêmes objectifs mais avec un nombre plus élevé de bénéficiaires en fonction de l'évolution du programme.
Par Salifou Ouedraogo, Source: http://fr.allafrica.com/stories/201210310879.html
